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Le stress, ami ou ennemi?

N’avez-vous jamais entendu quelqu’un vous dire : « arrête de stresser ! », comme si le stress était quelque chose qu’on pouvait faire ou ne pas faire. Mais est-ce vraiment le cas ?

Voyons un peu de quoi il s’agit !

Le stress, c’est quoi ?

Le stress définit l’ensemble des réponses aux contraintes subies par un organisme. Dans le langage courant, on parle de bon stress et de mauvais stress. En fait, cette appréciation dépend beaucoup de la perception qu’on a de l’événement, de la façon dont on va le vivre, en bref de sa capacité d’adaptation.

Toutefois, mêmes les stress supposés positifs, peuvent sur le long terme, altérer notre santé. Un organisme ne peut pas être soumis à des contraintes, sans devoir répondre à un moment donné par des réactions physiologiques.

Le premier à en avoir parlé est Hans Selye, un endocrinologue hongrois, en 1925. Il décrit alors le syndrome général d’adaptation, qui décrit les différentes phases du stress. Il y a en effet trois phases lors d’une situation de stress :

La première phase : phase d’alarme.

Votre organisme se prépare à se défendre, il y a danger. Votre respiration devient plus rapide, votre pouls s’accélère, votre transpiration augmente, la digestion est stoppée, et les fonctions sexuelles sont en sommeil. Le but de cette première phase est très archaïque, elle vous permet de mobiliser les ressources de votre organisme pour répondre grâce à deux alternatives : la fuite ou le combat, c’est-à-dire « piquer un sprint » pour fuir le danger, ou se battre contre la « bête féroce » qui vous attaque. Ces réactions sont spécifiques, et ont pour but de nous mettre à l’abri. Toutefois, la plupart des humains agit de façon différente en inhibant l’action au lieu de lui donner pleinement sa place. Par exemple, face à un stress professionnel, au lieu de combattre ou de fuir, on préférera souvent refouler ses émotions, et on n’ose ni protester ni partir. La phase d’alarme ne peut durer que quelques minutes. Si la réponse n’a pas eu lieu, l’organisme rentre alors dans la phase suivante.

La deuxième phase : la phase de résistance.

L’organisme tente de s’adapter à l’agent stressant, avec plus ou moins de succès. C’est un moment où on encaisse. Mais l’organisme puise alors dans toutes ses ressources pour tenir.
A plus ou moins long terme et parfois de façon brutale, on finit par s’épuiser, on rentre alors dans la dernière phase.

La troisième phase : la phase d’épuisement.

L’organisme ne peut plus s’adapter, il a épuisé ses ressources physiques, énergétiques, psychiques. 

Au niveau physiologique, on constate des dysfonctionnements de l’organisme et des symptômes apparaissent : fatigue, troubles du sommeil, palpitations, augmentation de la tension artérielle, gastrites, colites, spasmes, troubles de l’appétit (en excès ou en carence), bouleversement du cycle hormonal, douleurs diverses, fragilité immunitaire (on est plus souvent malade), etc…

 

On peut souvent remarquer des changements dans le comportement : agressivité, difficulté de communication, travail dans la précipitation, difficulté de concentration, isolement, démotivation, colère refoulée, troubles du sommeil, etc…

Les facteurs de stress :

Les facteurs sont nombreux et peuvent être différents d’une personne à l’autre. Ces facteurs peuvent être exogènes : image violentes, pollutions, bruits, changements climatiques, médias, conflits, solitude, ou endogènes : fièvre, carences, douleurs chroniques, contrariétés, passions, conflits, maladie, absence de stimulation, décalage de rythme (horaires de travail, par exemple)…

Suivant le motif de stress, chacun réagira de façon différente. Cela dépend de notre histoire : avons-nous déjà connu cette situation ? Comment l’avons-nous vécu ? Une solution a-t-elle été trouvée pour y faire face ?

Par exemple, vous avez rendez-vous avec la maîtresse de votre enfant, et celle-ci met en doute votre capacité à aider correctement ce dernier à faire ses devoirs et progresser. Malgré vos arguments, elle campe sur ses positions, et vous terminez le rendez-vous complètement épuisé, comme si vous aviez dû vous battre. Au rendez-vous suivant, vous êtes stressé avant même de rencontrer la maîtresse, vous appréhendez car votre première expérience a été désastreuse.

Notre façon de vivre les événements de notre vie:

Nous sommes tous capables de nous adapter à différents stress : la faim, le froid, la chaleur. Et cela montre que notre organisme est une machine magnifique.

Un autre facteur qui influence de manière importante notre stress, c'est la façon dont nous abordons les événements de notre vie. Nous avons la capacité de faire de chaque moment un moment stressant. Si vous vous levez le matin, et que vous regardez par la fenêtre, et vous dites que la journée va être terrible parce qu'il pleut, vous allez commencer votre journée de façon différente, que si vous vous dites : "chouette, je n'aurai pas à arroser mon jardin ce soir!". Nous pouvons générer, sans nous en rendre compte, un nombre incalculable de pensées stressantes, qui vont considérablement changer nos expériences de vie.

Cela ne signifie pas que nous devons être toujours joyeux dans toutes les circonstances de la vie, mais que surveiller les pensées que nous avons tendance à nourrir, peut avoir un impact important.

Peut-être pourrions-nous commencer par remarquer toutes les fois où nous avons ce genre de pensées stériles.

Même si les facteurs peuvent être vécus de façons légèrement différentes, la recette du stress est universelle. Les ingrédients qui se retrouvent dans tous les stress (un seul ou plusieurs) sont :

  • Le manque de contrôle : par exemple vous êtes coincé dans les embouteillages avant un rendez-vous important.
  • L’imprévisibilité : vous rentrez de vacances, votre vol est annulé, mais vous ne savez pas dans combien de temps vous pourrez en prendre un autre.
  • La nouveauté : vous déménagez dans une ville ou un pays que vous ne connaissez pas, vous changez de travail.
  • Votre égo est menacé : votre supérieur hésite à vous confier un dossier, pensant que vous ne serez pas capable de le traiter, vos compétences sont mises en doute.

Lorsque vous vous trouvez dans l’une de ces situations, vous sécrétez les hormones du stress, et ce, quel que soit votre âge, votre statut, car ces situations demeurent stressantes pour tout le monde. La clef pour y faire face sera l’adaptation. Des outils existent : la relaxation, la méditation, la sophrologie, l’activité physique adaptée, la phytothérapie (aide de certaines plantes), l’aromathérapie (les huiles essentielles), la respiration, la visualisation, les balades dans la nature. Je fais régulièrement des initiations à quelques-unes de ces pratiques, contactez-moi si vous souhaitez en savoir plus.

Chacun doit pouvoir trouver une méthode qui lui permette de mieux gérer son stress.

Enfin, le stress est indispensable à la vie, sans lui, pas de motivation, pas d’élan, pas de projet.

 

Et vous, vous faites quoi pour gérer le stress au quotidien? Vos réponses dans les commentaires.

 

PS: et pour ceux qui souhaitent mettre plus de sérénité dans leur vie, c'est par ici.

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